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mercredi 19 septembre 2012

Mes radis marinés à l'umeboshi !!

Salut vous autres,

Avec l'automne qui frappe à nos portes et les récoltes de nos potagers, c'est le moment idéal de prémunir notre système avec de bonnes bactéries pour contrer nos hivers glaciaux.  Comment y arriver ?  Les aliments fermentés, ou plus précisément les légumes fermentés, vous connaissez?  


La fermentation, procédé naturel dont l’homme a réussi à tirer profit dès la préhistoire, est la transformation de substances organiques, ici les légumes, sous l’action d’enzymes produites par des micro-organismes.   Bref, elle transforme le sucre d’un aliment en acide lactique et améliore par le fait même sa valeur nutritive, sa saveur et sa digestibilité.  L’action bénéfique sur le fonctionnement de l’intestin constitue sans doute sa principale vertu médicinale.  

L'industrie alimentaire offre aujourd'hui plus de 3500 produits issues de la fermentation. Ce procédé intervient dans la production de yogourts, de fromages, de charcuteries et de légumes, notamment.  Certains produits fermentés tels le
miso non-pasteurisé, le kombucha, le tempeh, le miso-damari , les prunes umeboshi et les légumes marinés font partie intégrante de mon mode alimentaire.  J'avoue cependant avoir un faible pour les préparations de légumes telles la choucroute non-pasteurisée, le kimchi coréen, le chou mariné au miso et les radis marinés à l'umeboshi.  Le chou mariné au miso de Tout cru dans le bec ainsi que les radis marinés à l'umeboshi, qui sont d'ailleurs l'objet de ce présent billet, s'inspirent des méthodes de la macrobiotique pour induire la fermentation.

Le processus et la grande attente pour obtenir une bonne choucroute maison vous rebutent?  Cependant, l'envie de profiter des bénéfices de légumes fermentés est plus fort que tout, ces radis marinés à l'umeboshi sont donc pour vous.   En prime, ils sont délicieux et simples comme tout à réaliser.   

Avant de poursuivre avec de plus amples détails, j'aimerais amener quelques précisions concernant les prunes umeboshi et leur produits dérivés.  J'entends déjà certains d’entre vous dire ''des prunes de quoi ?  D'umeboshi ?  Quéssé ça encore?''  Les umeboshis sont en fait fabriquées avec un fruit frais d'abricotiers du Japon, marinées dans la saumure, séchées au soleil, puis à nouveau dans la saumure.  La couleur rouge des umeboshis provient des feuilles de shiso ajoutées à la saumure.  Le shiso participera aux vertus de l'umeboshi par sa richesse en vitamine C et minéraux.  Au goût, les prunes umeboshi sont fortement salées et acidulées.  J'vous préviens, elles peuvent surprendre certains palais au premier essai, mais je vous assure qu'on s'y fait rapidement et on en devient presqu'accroc.

Au Japon, l'umeboshi est considérée comme un médicament préventif.   Elle est pleine de minéraux, de protéines et d'acide citrique.  Certainement paradoxal, mais malgré son acidité réelle, elle est fortement alcalinisante pour notre système.  L'umeboshi est également reconnue pour ses vertus contre la fatigue et le vieillissement.  Par ailleurs, elle permet de soigner la gueule de bois, la constipation, la mauvaise haleine et divers problèmes digestifs.   Comme vous le constatez, pas nécessaire de s'éterniser sur le sujet pour vous convaincre, mais ces prunes gagnent définitivement à être découvertes.

On peut se procurer les umeboshi dans certaines épiceries d'aliments naturels sous diverses formes.  Bien entendu, on retrouve les prunes entières, la pâte d'umeboshi et le vinaigre d'umeboshi.  Pour vous éviter des surprises, je tiens à préciser que ces produits peuvent être considérés plutôt dispendieux, mais n'oubliez pas qu'une petite quantité suffit pour en retirer ses bienfaits.  Un paquet va loin et se conserve longtemps.

Bon, assez pour le ''bla bla'' , passons maintenant à ces ''pickles'' de radis.

Mes radis marinés au début du processus

Radis marinés à l'umeboshi


Ingrédients

  • 6 radis coupés en fines tranches
  • 1/4 tasse de vinaigre umeboshi ou plus, selon la grosseur des radis
  • 1/2 tasse d'eau ou plus, selon la grosseur des radis
  • un morceau de coton fromage ou autre filet à trou du genre
  • bocal genre ''Mason''

Préparation
Mélanger l'eau et le vinaigre dans un bocal du genre Mason et y ajouter les tranches de radis.  On doit s'assurer que les radis soient complètement immergés de liquide.  On peut augmenter la marinade en s'assurant de maintenir le même ratio.
On couvre le bocal avec un coton fromage ou autre filet à trou du genre et la bague du couvercle (sans le ''cap'' du couvercle) ou un élastique .
Pour que la fermentation s'opère, il doit y avoir de l'air qui circule.  On laisse le mélange fermenter et mariner à température ambiante de 24 heures à 3 jours.  
Rincer les légumes marinés à l'eau froide avant de servir.
Après 3 jours, mettre le mélange au frigo dans un bocal fermé hermétiquement.
Les radis sont ainsi comestibles pour au moins 10 jours.  Au fur et à mesure que le mélange repose, les radis deviendront plus salés.  Par conséquent, ils nécessiteront plus de rinçage et possiblement un temps de trempage avant d'être dégustés.

Ces radis fermentés accompagnent bien un mélange de verdure et nul besoin d'y ajouter tout autre vinaigrette pour en profiter.  On peut également les intégrer ici et là en petite quantité dans d'autres préparations qui vous font de l'oeil.  Au Japon, on les sert traditionnellement sur du riz.  Cependant, ma façon favorite d'en profiter est de croquer à belle dent dans quelques tranches ici et là.

Source:  inspirée d'Alicia Silverstone dans son livre The Kind Diet

 
Mes radis marinés après 3 jours de fermentation et prêts pour la dégustation

Dites-moi maintenant, êtes-vous également de grand amateur de légumes fermentés ?  Je suis également curieuse de savoir, en préparez-vous à la maison ?  Quelles sont vos préparations et produits fermentés favoris ? 

Je constate que suis également actuellement due pour une bonne ''batch'' de kimchi bien relevé.  Ohhhh mais, j'y pense, j'n'ai pas encore essayé de faire ma propre choucroute maison.  Oui, oui et en plus, toute les indications nécessaires à son exécution sont dans mon livre de Crudessence.  Ahhhh...tout pleins de beaux défis à entreprendre ces prochaines semaines.  Dû moins, j'aurai l'avantage d'être bien ''immunisée'', qu'en dites-vous ?!

À la prochaine et au plaisir de vous lire.

samedi 9 juin 2012

Je vous présente mon nouvel ami, Chiko

Ces dernières semaines, la présence de mon nouvel ami Chiko dans ma demeure, a fait en sorte de modifier quelque peu ma petite routine matinale.  Dès mon réveil, je me dirigeais directement au sous-sol, dans notre petite pièce où se trouve notre réservoir à chauffe-eau, pour dire le bon matin à Chiko.  Ahhh oui...petite précision, on prononce ''Tchiko'', avec un bel accent à la mexicaine et l'emphase mise sur le ''TCHI-ko''.  Par respect pour notre nouvel amitié, il faut d'abord tout de même prononcer son nom comme il se doit, n'est-ce pas ?!  De plus, pour faciliter la lecture de ce billet et mettre une ''face'', comme on dit, à un prénom, vous pouvez voir Chiko en plein développement sur la photo ci-bas.  Intriguant, hein?!  Avez-vous une idée ce qu'est, ou plutôt, qui est réellement Chiko ?

Mon kombucha en fermentation après plus d'une semaine


Biiiiiin oui, c'est bel et bien du kombucha.  Du quoi ?  Du kombucha ?  Oui, oui, Chiko est bel et bien la culture ou le ''champignon'' utilisé pour préparer mon kombucha, ce tonique vertueux qui est l'objet depuis plus de 100 ans de recherches précises.

Selon le site internet de Crudessence, le kombucha est surnommé boisson vivante car elle porte en elle une grande quantité d'enzymes et d'éléments probiotiques, non détruits par la pasteurisation.  C'est une délicieuse boisson pétillante et énergisante obtenue par la fermentation du thé sucré à l'aide d'une culture de micro-organismes.  Cette culture en question est aussi surnommé le champignon ou ''maman kombucha'' ou encore Chiko, ici, pour les intimes.   Connu comme l'élixir de longue vie en Chine impériale, ce tonique s'est popularisé en Russie et au Japon où il était traditionnellement préparé avec des algues "kombu", d'où son nom signifiant "thé au kombu".  En fait, ce produit naturel qu’est le kombucha était considéré comme un remède traditionnel dès la dynastie Ts‘in de l’empire chinois (221 avant J.C.), il y a deux mille ans. L'Empereur japonais Inkyo fut traité et guéri au kombucha. On dit aussi que les guerriers japonais buvaient ce thé fermenté avant d'aller au combat. Il est utilisé depuis des siècles en Chine et en Russie comme remède et fortifiant auquel on confère ces vertus :
  • Antioxydant
  • Favorise une digestion équilibrée
  • Stimule l'énergie vitale
  • Détoxifie
Bien que depuis plus de 100 ans le thé kombucha fasse l'objet de recherches corroborant ses vertus médicinales, la médecine officielle commence tout juste à s'y intéresser... avec des résultats probants.  Le kombucha invite à prendre sa propre santé en main !

Bon, maintenant que vous avez une idée de ce qu'est le kombucha, revenons à ma petite routine matinale avec Chiko.  Vous vous demandez sûrement pour quelle raison au diable Chiko se trouve dans cette pièce au sous-sol, toute sombre.  Ehh bien...figurez-vous que pour son bon développement, il a besoin de se reposer dans un endroit idéalement entre 24 et 27 degré Celsius et à l'abri de la lumière.

À bien y penser, cessons le blabla et passons au coeur du sujet qui vous intéresse principalement, hein ?!  Au fil de mes articles sur mon blog, vous remarquerez sûrement que j'ai souvent de la difficulté à initier ou entamer un billet, mais lorsque je suis partie...Oupelayy...j'suis pu ''arrêtable'', j'en ai souvent trop à dire...hi hi!!!  N'hésitez surtout de me remettre à l'ordre ou au pas, si mes grands romans vous achalent au plus haut point.  J'sais prendre la critique constructive les amis, ne craignez rien.  J'suis encore bien novice et en plein processus de me familiariser tranquillement, mais sûrement, dans le monde la blogosphère.  J'suis toutefois consciente que j'ai encore bien des croûtes à manger avant de connaître toutes les règles d'intégration ou le ''code de vie'' de cet univers.  

Il est maintenant temps de vous présenter la recette et façon de faire son kombucha maison.  Comme j'ai l'intention d'essayer toutes, ou du moins la grande majorité des recettes du livre de Crudessence, j'me suis principalement basée sur la recette provenant de ce livre.  J'opte toutefois de vous partager celle sur leur site internet compte tenu qu'elle est déjà publicisée, essayée et approuvée par plusieurs internautes.  Il faut dire que les deux recettes offertes par Crudessence n'ont que quelques minimes différences et sont tout autant efficaces et fiables l'une que l'autre.  Leur site offre également un peu plus de détails que dans leur livre de recettes, ce qui est fort intéressant et à ne pas négliger, surtout lors de notre premier essaie.  Je dois également une très grande reconnaissance et une mention spéciale à Mélissa, du blog Vert ma santé, qui a eu une patience d'ange en répondant à mes 1001 questions sur la procédure.  Mélissa fait son kombucha maison depuis environ 2 ans, elle s'avère donc une bonne référence en la matière.

Le kombucha en processus de fermentation
Le champignon ou culture qui se forme durant la fermentation

Vous pouvez trouver la recette, ainsi que la procédure pour faire votre propre kombucha maison, en cliquant ici.

Pour ma première expérience, j'ai utilisé un thé vert japonais biologique, une tisane à la poire et gingembre et du sucre de canne brut biologique et équitable comme agent sucrant.    Présentement, j'ai une autre cuvée en processus de fermentation avec du thé vert japonais bio, une tisane d'hibiscus et de fleur d'oranger, ainsi que du sucre de canne brut biologique et équitable.  J'avais d'abord l'intention d'utiliser du sucanat comme agent sucrant.  Toutefois, suite à la mésaventure de Mélissa du blog Vert ma santé, j'étais un peu hésitante à me servir de ce sucre.  J'ai donc opté pour une valeur sure, le sucre de canne biologique et équitable.  En ce qui à trait à la durée de fermentation, le tout s'est perpétué un bon 15-16 jours, histoire d'assurer une cuvée à caractère médicinale et un peu plus vinaigrée.  De plus, comme je préfère mon kombucha bien pétillant, j'ai suivi leur conseil d'ajouter du jus de gingembre frais à l'embouteillage et de conserver ces bouteilles remplies à température de la pièce pendant une semaine.  Finalement, mon kombucha s'est avéré tout doux, délicat, pas trop sucré et agréable au goût avec une petite touche de pétillant.  À noter que la recette du livre de Crudessence est moins sucrée que celle sur leur site.  Vous pouvez donc ajuster selon vos préférences, jusqu'à un certain point, la quantité de sucre.  N'oubliez toutefois pas que le sucre est nécessaire à la fermentation de votre kombucha.  Avec le thé, il sert de nourriture à votre champignon.  À la fin de ma prochaine cuvée, j'ajouterai un peu plus de jus de gingembre frais, histoire de voir si qu'il deviendra encore plus pétillant. J'avoue que c'est bien impressionnant d’assister à l'évolution de cet élixir jour après jour.  Vous noterez la formation d'un autre ''bébé champignon'' kombucha en surface.  Au cours de vos brassées successives, votre culture se dédoublera, se multipliera et grandira.  Vous serez donc en mesure de partager avec vos amis et familles.

Tadammmm!!! voici une de mes 9 bouteilles de ma première cuvée de kombucha.  


Maintenant, dites-moi, allez-vous vous laisser tenter par la fabrication d'un tel élixir au multiples vertus?   N'hésitez surtout pas à partager ici même vos expériences et/ou petits trucs utiles pour préparer cette boisson des Dieux.  Comme je suis encore débutante dans le domaine, j'suis toujours emballée à l'idée d'en apprendre davantage de vos propres essais/erreurs et succès.  

Avant de vous dire  à bientôt et au prochain billet, voici quelques liens intéressants pour en savoir davantage sur le kombucha: